Miam ! Mangeons nos rouges à lèvres...

Tout a commencé en lisant une interview de Jessica Alba, qui affirmait choisir soigneusement ses cosmétiques selon les ingrédients, en particulier les rouges à lèvres, car, je la cite, on "mange l'équivalent de deux kilos de rouge à lèvres au cours d'une vie". Diantre, deux kilos de rouge à lèvres ? Comment est-ce possible ?
 



Sur mes lèvres, ou dans mon estomac ?

J'ai fait un rapide calcul : un rouge pèse en moyenne 5g. J'en finis en moyenne 5 par an. Si je me maquille pendant 50 ans, j'en aurai donc utilisé 1,2 kg (tout cela sans compter les baumes à lèvres, et les gloss, que je rajoute quasi-systématiquement). Une bonne partie de ces 1,2 kg aura fini au fond de mon estomac. D'ailleurs, vous avez remarqué, après avoir mangé, on est bonnes pour en remettre une couche, l'essentiel ayant fini dans une serviette, ou dans nos aliments. J'ai fait le test l'autre jour, en mangeant un sandwich : à chaque bouchée, l'empreinte de mes lèvres se dessinait sur le pain, comme un gros smack. Pain que j'engloutissais lors de la bouchée suivante.
 
Mais alors que trouve-t-on potentiellement dans les rouges à lèvres ?
- Des cires, (type paraffine, silicone), et des dérivés de pétrole accusés d'être cancérigènes.
- Des filtres solaires, et des parabens qui franchissent la barrière de la peau et peuvent perturber le système endocrinien.
- Des colorants, des parfums de synthèse, des métaux lourds qui comportent un risque d'allergie et qui peuvent être toxiques pour l'organisme.
 
Faut-il acheter bio ?
Les labels bio garantissent l'absence de colorants et de conservateurs artificiels, de parabens, d'ingrédients chimiques et de produits d'origine animale (le fameux squalène notamment, dont je vous avais parlé ici). C'est déjà mieux...
 
Quid des étiquettes ?
Vous avez remarqué comme il est difficile de savoir ce que contient un rouge à lèvres ? La plupart du temps, pas d'emballage, pas d'étiquette. Ou alors une étiquette qui se soulève, qui n'est consultable qu'une fois le plastique enlevé, c'est-à-dire une fois le produit acheté. (constaté il y a deux jours en parfumerie). Et des vendeuses qui ne connaissent absolument pas la constitution de ce qu'elles vous vendent, mais qui sont prêtes à vous dire n'importe quoi pour que vous repartiez avec le produit dans le panier...
 
Bref, comme pour toutes les catégories de produits, c'est à chacun de se faire une opinion, de se renseigner et d'évaluer les risques qu'il prend en tant que consommateur. Je sais que pour ma part, je vais commencer à introduire un ou deux rouges à lèvres bio dans ma trousse beauté.
Et peut-être que vous penserez à moi ce midi en dégustant votre club sandwich ;-)
 
 
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2 commentaires

  1. J'ai realisé ça il y a quelques temps mais je trouve ça très dur de trouver des rouges a levred a la compo nickel...pour l'instant j'ai trouvé les baumes crazy rumors sur iherb mais j'achete encore des marques cracra.

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  2. c'est clair que c'est un peu compliqué...j'ai déjà testé la marque UNE et il parait que les BOHO sont pas mal non plus. A investiguer ! Merci pour l'info sur Crazy Rumors, je ne connaissais pas.

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